|
UNE MISE EN SERVICE PROGRESSIVE
Ne pas chercher à tirer d'emblée toute l'énergie que l'on vous a déclaré pouvoir emmagasiner : la batterie doit être "formée" ou "formatée" par deux ou trois cycles charge-décharge complets avant de donner toutes ses performances. Ce formatage est en particulier très recommandé pour la technologie Ni-Mh et indispensable pour les batteries Ni-Cd.
EVITER TOUT CHOC OU MANIPULATION BRUTALE
Le point faible des accumulateurs, ce sont les connexions internes : chaque choc ou effort excessif sur les bornes tend à désolidariser les éléments actifs des électrodes des conducteurs sortants et les microfissures à ce niveau favorisent l’apparition de la corrosion interne qui est l’ennemi numéro 1 d’une bonne conduction du courant
PROSCRIRE TOUTE DECHARGE EXCESSIVE
En sortant de l’enveloppe de fonctionnement normal d’un élément, on lui cause immédiatement des avaries irréversibles. Lorsqu’il y a plusieurs éléments en série, il est rare que tous aient exactement la même capacité : les constructeurs préconisent donc de conserver une réserve d’environ 20% d’éner-gie pour prévenir la décharge trop profonde de l’élément le plus faible de la série. Les batteries dernier cri sont munies d’un dispositif de coupure automatique à ce niveau.
EVITER LES TEMPERATURES ELEVEES
Tous les accumulateurs supportent bien les basses températures mais ils vieillissent prématurément lorsqu’on les expose à des températures excessives par rapport aux spécifications du constructeur, même et surtout lorsqu’ils ne travaillent pas.
TOUJOURS UTILISER UN CHARGEUR APPROPRIE
A moins d’être un spécialiste averti, il faut strictement éviter l’emploi de chargeurs non prévus pour le type exact de votre batterie : les circuits internes du chargeur (et du boîtier de surveillance de l’accu lorsqu’il y en a un) dialoguent en permanence pour tenir compte de tous les paramètres : tension, température, quantité de courant déjà fournie, pression interne… et en déduire le courant et la tension à appliquer. En cas d’inadaptation de ces valeurs, l’accumulateur vieillit prématurément à un rythme d’autant plus rapide que l’on s’éloigne de la norme pour laquelle il a été calculé.
De plus, des accidents graves tels qu’incendies ou explosions peuvent se produire en cas de très mauvaises conditions de charge. C’est pour éviter de tels accidents que des sécurités à 2 ou 3 niveaux sont systématiquement employées sur les batteries que nous distribuons :
-
disjoncteur thermique ( parfois appelé contacteur thermique ou klixon – d’une marque bien connue - ) , cette première sécurité coupe le débit de la batterie en cas de surchauffe
-
la CTN (résisteur à coefficient de température négatif) ou NTC en anglais ; son rôle est de fournir une indication de température des éléments de batterie au chargeur qui, selon sa programmation, en déduit s'il doit réduire le courant ou tout simplement arrêter la charge
-
le B.M.S ( Battery Management System ) indispensable sur les batteries de la dernière technologie ( Lithium-ion ), il gère la prise de charge identique de chacun des 7 ou 10 éléments de base ( de 3,6 volt nominal chacun, pour atteindre 24 ou 36 volts ) qui composent votre pack batterie, et à la moindre anomalie, il coupe le processus de charge ou décharge pour vous mettre en sécurité .
MENAGER UNE BATTERIE: S'ASSURER UN SERVICE LONGUE DUREE
Certes votre batterie vous a été vendue pour une certaine quantité d’énergie emmagasinable et donc, en principe, restituable mais de nombreux paramètres d’environnement et de fonctionnement interne réduisent le rapport.
| R= |
nombre d'ampères-heure emmagasinés |
nombre d'ampères-heure restitués |
c’est notamment le cas pour :
- la température de fonctionnement, idéale vers 25°C, acceptable entre -20 et +45°C et défavorable en dehors de cette fourchette ;
- l’intensité moyenne débitée et sa durée de maintien, qui sont éminemment fonction du type de l’accumulateur et surtout de sa technologie de fabrication ;
- les pointes d’intensité appelées et la fréquence de leur occurrence ;
- les chocs et vibrations diverses ;
- les recharges à fort courant, qualifiées de « rapides », même lorsqu’elles sont autorisées ;
- le vieillissement naturel, sensible dès la fin de la première année d’utilisation.
|